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Ligne « Lymphocytes »

Lymphocytes bas (lymphopénie) : causes, fatigue, quand s’inquiéter

Lymphocytes bas sur votre prise de sang ? Seuils selon les laboratoires, causes, symptômes, fatigue, signes d’alerte et lignes à croiser.

Par l’équipe de Valeurs CroiséesMise en ligne le

Contenu médical relu par le Dr Martin Lefèvre, médecin généraliste, le .

Lymphocytes bas : que signifie cette ligne de votre prise de sang ?

  • Lymphocytes bas (lymphopénie) : cette famille de globules blancs est passée sous la borne inférieure du laboratoire, que les références situent chez l’adulte entre 1 et 1,5 G/L (1 000 à 1 500/mm³) environ.
  • Les causes sont souvent passagères (infection virale récente, corticoïdes, stress physique intense) ; la dénutrition, fréquente elle aussi, est à rechercher, surtout chez la personne âgée.
  • La lymphopénie ne donne souvent aucun symptôme. Quand on est fatigué, la fatigue vient plutôt de la cause (infection, anémie, dénutrition) que du chiffre lui-même.
  • Avis médical rapide sous 0,5 G/L ou si la baisse persiste. Appelez le 15 en cas de fièvre avec purpura (taches qui ne s’effacent pas à la pression), de fièvre avec neutrophiles sous 0,5 G/L, de saignement abondant qui ne s’arrête pas ou de détresse respiratoire (respiration très rapide, lèvres bleutées).

Les lymphocytes sont des globules blancs : les B produisent les anticorps, les T coordonnent notamment la défense antivirale. Ils figurent dans la formule leucocytaire de la numération formule sanguine (NFS, ou hémogramme), la partie du compte rendu qui détaille les différentes familles de globules blancs.

On parle de lymphocytes bas, ou lymphopénie, quand leur nombre passe sous la borne inférieure du laboratoire. C’est un signe, pas une maladie : il s’interprète avec le reste du bilan, vos symptômes et vos traitements.

Extrait fictif de compte rendu de NFS : leucocytes à 6,4 G/L, normaux ; lymphocytes à 12,5 % et 0,8 G/L, signalés d’un astérisque et d’un L, pour des valeurs de référence de 1,0 à 4,0 G/L, contre 1,9 G/L au bilan précédent.
Exemple fictif : ce que disent le signal, la borne franchie, l’écart et l’antériorité de la ligne « Lymphocytes ». Image en haute définition (1640 px)

Lisez la valeur absolue, pas seulement le pourcentage

Le compte rendu donne en général un pourcentage et une valeur absolue, en G/L (10⁹/L) ou en /mm³ ; 1 G/L équivaut à 1 000/mm³. Le pourcentage dépend des autres globules blancs : si les neutrophiles augmentent pendant une infection, la part des lymphocytes diminue mécaniquement. Seule la valeur absolue permet de parler de lymphopénie. À l’inverse, un excès de lymphocytes s’appelle une hyperlymphocytose.

Autre piège : un total de globules blancs normal n’exclut pas des lymphocytes bas. Selon la revue générale des leucopénies de l’édition professionnelle du Manuel MSD, ils ne forment qu’environ 20 à 40 % des leucocytes, si bien que leur baisse peut passer inaperçue dans le total.

Trois calculs fictifs : 6,4 G/L de leucocytes à 25 % donnent 1,6 G/L de lymphocytes ; pendant une infection, 12,8 G/L à 12,5 % donnent toujours 1,6 G/L ; 6,4 G/L à 12,5 % donnent 0,8 G/L, une lymphopénie.
Même pourcentage, conclusions opposées : seule la valeur absolue (leucocytes × pourcentage) dit si les lymphocytes sont bas. Exemples fictifs. Image en haute définition (1640 px)

Valeurs de référence : quel taux de lymphocytes est trop bas ?

Il n’existe pas de seuil unique : les normes de votre laboratoire, imprimées à côté du résultat, priment ; elles dépendent de la méthode de dosage, de votre âge et de votre sexe, souligne l’Assurance Maladie. Les repères ci-dessous sont à nuancer selon les laboratoires.

Lymphocytes (valeur absolue) : repères à confirmer avec les bornes de votre laboratoire
SituationEn G/L (10⁹/L)En /mm³Référence
Adulte : nombre habituelen général au-dessus de 1,5au-dessus de 1 500Manuel MSD, grand public
Adulte : lymphopéniemoins de 1moins de 1 000Manuel MSD, professionnels
Lymphopénie légère (suivi d’un médicament)de 0,8 à la borne basse du laboratoirede 800 à la borne basseANSM
Lymphopénie sévère (suivi d’un médicament)moins de 0,5moins de 500ANSM
Enfant de moins de 2 ans : lymphopéniemoins de 3moins de 3 000Manuel MSD, professionnels

Entre 1 et 1,5 G/L, les références divergent : selon les laboratoires, le résultat sera signalé bas ou non. Les niveaux « légère » et « sévère » sont ceux qu’utilise l’ANSM pour surveiller un traitement de la sclérose en plaques ; ils donnent une idée de la gravité. En pratique, un chiffre sous 0,5 G/L, ou bas de nouveau au contrôle, justifie un avis médical rapide. Chez l’enfant, les normes sont plus élevées.

Échelle de 0 à 2 G/L : selon le Manuel MSD, lymphopénie sous 1 G/L et nombre habituel au-dessus de 1,5 G/L chez l’adulte ; selon l’ANSM, lymphopénie sévère sous 0,5 G/L et légère de 0,8 G/L à la borne basse ; exemple à 0,8 G/L.
Les repères du Manuel MSD et de l’ANSM sur une même échelle, avec les bornes d’un laboratoire fictif (1,0 – 4,0 G/L) et l’exemple à 0,8 G/L. Image en haute définition (1640 px)

Causes des lymphocytes bas : le plus souvent passagères

Selon le Manuel MSD (version grand public), infections virales et dénutrition arrivent en tête des causes ; l’édition professionnelle en recense d’autres.

Carte des causes de lymphocytes bas : baisse passagère (infection virale ou bactérienne, stress intense, corticoïdes, chimiothérapie ou radiothérapie) et baisse durable (dénutrition, alcool, carence en zinc, VIH, tuberculose, maladies auto-immunes, cancers, déficit héréditaire).
Les causes de lymphopénie selon le Manuel MSD, avec en tête les infections virales et la dénutrition. Les médicaments en cause se discutent avec le prescripteur. Image en haute définition (1640 px)

Une baisse passagère

  • une infection virale en cours ou récente (un épisode grippal, par exemple), certaines infections bactériennes et, a fortiori, un sepsis (infection grave qui se généralise) ;
  • un stress intense pour l’organisme : maladie aiguë sévère, chirurgie lourde, jeûne ;
  • certains traitements : corticoïdes, chimiothérapie, radiothérapie.

Le chiffre remonte en général une fois la cause passée ; une NFS de contrôle à distance suffit alors souvent.

Les médicaments à connaître

Outre les corticoïdes, l’édition professionnelle du Manuel MSD cite les immunosuppresseurs et les chimiothérapies. Sous diméthylfumarate (Tecfidera), traitement de fond de la sclérose en plaques, Vidal et l’ANSM ont signalé des cas de LEMP, une infection cérébrale rare, même en cas de lymphopénie légère. L’ANSM demande que le patient et son entourage en connaissent les symptômes : signalez rapidement à votre neurologue tout trouble neurologique nouveau. Dans tous les cas, gardez votre traitement tel quel et montrez le résultat au médecin qui l’a prescrit.

Une baisse durable

  • la dénutrition, souvent sous-estimée chez les personnes âgées, un trouble de l’usage de l’alcool ou une carence en zinc ;
  • un traitement prolongé par corticoïdes ou un syndrome de Cushing (excès de cortisol) ;
  • une infection chronique : VIH, surtout à un stade avancé, ou tuberculose ;
  • certaines affections auto-immunes et certains cancers, notamment du sang ou des ganglions ;
  • plus rarement, un déficit immunitaire héréditaire.

Lymphocytes bas chez la personne âgée

Chez une personne âgée, un chiffre un peu bas peut s’observer, mais l’âge n’explique pas tout : traitements au long cours, infections et surtout dénutrition sont à rechercher.

Chez les 70 ans et plus, la Haute Autorité de santé retient, pour la dénutrition, un diagnostic clinique associant au moins un signe physique (par exemple une perte de poids d’au moins 5 % en un mois ou de 10 % en six mois, ou un indice de masse corporelle inférieur à 22) et au moins une cause possible, comme des apports alimentaires réduits ou une maladie aiguë ou chronique (critères repris dans sa fiche outil). Peser régulièrement un parent âgé est un réflexe utile.

Schéma du diagnostic de dénutrition après 70 ans selon la HAS : au moins un signe physique (perte de poids d’au moins 5 % en un mois ou 10 % en six mois, IMC inférieur à 22) plus au moins une cause possible ; à 60 kg, 5 % représentent 3 kg.
Après 70 ans, la HAS pose le diagnostic de dénutrition sur la clinique : un signe physique et une cause possible. Le calcul à 60 kg est un exemple. Image en haute définition (1640 px)

Lymphocytes bas : quels symptômes ?

Le plus souvent, aucun : d’après le Manuel MSD, une lymphopénie peut être découverte par hasard, sur une prise de sang faite pour autre chose. Les signes éventuels tiennent à la cause de la baisse ou à des défenses moins efficaces contre les infections.

Les signes dont il faut parler à votre médecin :

  • des infections qui se répètent, qui traînent ou qui sortent de l’ordinaire ;
  • une fièvre inexpliquée ;
  • un ou plusieurs ganglions qui grossissent et persistent, surtout s’ils ne font pas mal ;
  • des sueurs nocturnes abondantes, des démangeaisons ou un amaigrissement inexpliqués, signes que l’Assurance Maladie cite, dans sa rubrique sur le lymphome non hodgkinien, parmi ceux qui doivent faire consulter ;
  • une fatigue qui ne passe pas avec le repos.

Aucun de ces signes ne prouve à lui seul une maladie grave, mais ils justifient un examen.

Lymphocytes bas et fatigue : un lien à nuancer

Une fatigue s’explique plutôt par ce qui a fait baisser le chiffre, en tête une infection virale récente : la convalescence figure parmi les causes de fatigue que le médecin recherche en premier, selon la rubrique de l’Assurance Maladie sur l’asthénie.

Regardez aussi l’hémoglobine sur le même compte rendu : une anémie fatigue. Selon vos symptômes, le médecin pourra demander d’autres analyses (thyroïde, sérologies virales). Une fatigue qui dure des semaines, ou associée à de la fièvre ou à un amaigrissement, mérite un rendez-vous.

Schéma : une fatigue avec des lymphocytes bas s’explique plutôt par la cause, infection virale récente, anémie (hémoglobine sous 13 g/dL chez l’homme, 12 g/dL chez la femme) ou dénutrition, que par le chiffre lui-même.
La lymphopénie ne donne souvent aucun symptôme : une fatigue vient plutôt de sa cause ou d’une anémie, à lire sur le même compte rendu. Image en haute définition (1640 px)

Lymphocytes bas : quel traitement ?

Aucun médicament ne fait « remonter » les lymphocytes de façon générale : on traite la cause, précise le Manuel MSD. En pratique :

  • après une infection virale, souvent une simple NFS de contrôle ;
  • si un médicament est en cause, le prescripteur décide d’une éventuelle adaptation ; corticoïdes et immunosuppresseurs ne s’arrêtent qu’avec son accord ;
  • en cas de dénutrition, une prise en charge nutritionnelle ;
  • pour les rares déficits immunitaires sévères, des perfusions d’immunoglobulines ou une greffe de cellules souches, en milieu spécialisé.

Aucun aliment ni complément ne corrige à lui seul une lymphopénie. Si la baisse persiste, votre médecin vous conseillera sur les vaccinations et la prévention des infections.

Les examens que le médecin peut proposer

Selon le contexte : une NFS de contrôle, une CRP, un dépistage du VIH (possible en laboratoire sans ordonnance ni avance de frais, selon l’Assurance Maladie), un dosage des immunoglobulines, souvent avec une électrophorèse des protéines sériques, voire une analyse des sous-groupes de lymphocytes (phénotypage, avec les CD4 et les CD8). D’après l’édition professionnelle du Manuel MSD, la recherche d’un déficit immunitaire se fait en général une fois l’épisode aigu passé. Plus rarement, un prélèvement de moelle osseuse ou de ganglion est nécessaire. Un hématologue ou un interniste prend le relais si la baisse est profonde, persistante ou inexpliquée.

Schéma des lignes à croiser avec des lymphocytes bas : leucocytes, neutrophiles, monocytes et plaquettes sur la NFS ; hémoglobine, CRP et albumine ailleurs sur le bilan, avec ce que chacune apporte.
Avant tout examen complémentaire, les autres lignes du même bilan aident à situer une lymphopénie : NFS, CRP, albumine. Image en haute définition (1640 px)

À croiser avec

Sur le même compte rendu, ces lignes aident à situer la ligne « Lymphocytes » :

  • Leucocytes (globules blancs totaux)Un total normal (environ 4 000 à 10 000/mm³ chez l’adulte selon l’Assurance Maladie, à vérifier sur votre compte rendu) n’exclut pas des lymphocytes bas ; un total bas évoque une baisse de plusieurs familles.
  • Polynucléaires neutrophilesNeutrophiles élevés et lymphocytes bas évoquent souvent une infection, un stress aigu ou des corticoïdes. Des lymphocytes hauts évoquent d’abord une infection virale, comme la mononucléose (Manuel MSD) ; chez le jeune enfant, des lymphocytes plus nombreux que les neutrophiles sont habituels (« formule inversée »). Fièvre avec neutrophiles sous 0,5 G/L : appelez le 15.
  • MonocytesAutre famille de la formule leucocytaire, à lire elle aussi en valeur absolue plutôt qu’en pourcentage ; une anomalie des deux lignes à la fois se discute avec le médecin.
  • HémoglobineUne anémie explique souvent mieux une fatigue ; l’Assurance Maladie la définit sous 13 g/dL (130 g/L) chez l’homme et 12 g/dL (120 g/L) chez la femme, repères à confronter aux bornes de votre laboratoire.
  • PlaquettesBasses en même temps que les lymphocytes, elles signalent que plusieurs lignées sont touchées : voyez votre médecin le jour même, et appelez le 15 en cas de saignement abondant qui ne s’arrête pas. Normes indicatives (Assurance Maladie, variables selon les laboratoires) : 150 000 à 400 000/mm³, soit 150 à 400 G/L.
  • CRPLa protéine C réactive, si elle est élevée, oriente vers une inflammation ou une infection en cours, contexte fréquent de baisse passagère, sans exclure une cause durable si elle persiste.
  • Albumine et protéines totalesUne albumine basse peut accompagner une dénutrition, cause fréquente de lymphopénie chez la personne âgée ; après 70 ans, la HAS ne s’en sert pas pour poser le diagnostic de dénutrition, qui reste clinique.

Voir aussi

  • Chlore élevé ou bas : ligne de l’ionogramme souvent demandée sur le même bilan lors d’une infection aiguë

Lymphocytes bas : quand s’inquiéter et quand consulter ?

Arbre de décision : le 15 si fièvre avec purpura, infection grave, fièvre et neutrophiles sous 0,5 G/L, saignement abondant ou détresse respiratoire ; le médecin le jour même pour des bleus sans fièvre, vite sous 0,5 G/L ou si la baisse persiste ; sinon, consultation programmée.
Trois niveaux : appeler le 15, voir son médecin le jour même ou rapidement, ou montrer le résultat lors d’une consultation programmée. Image en haute définition (1640 px)

Appelez le 15 (Samu) ou le 112 sans attendre

  • si, avec de la fièvre, apparaissent des taches rouges ou violacées qui ne s’effacent pas à la pression du doigt (purpura) : l’Assurance Maladie demande alors d’appeler immédiatement les secours ;
  • si une fièvre s’accompagne d’une raideur de la nuque, de grands frissons, d’un teint gris ou d’une peau marbrée, d’une somnolence ou d’une confusion, signes d’infection grave (méningite notamment) ;
  • si vous avez de la fièvre et des neutrophiles sous 0,5 G/L (500/mm³) sur le même bilan : selon le Manuel MSD, le risque d’infection grave est alors le plus élevé, et la fièvre impose une prise en charge rapide, souvent à l’hôpital ;
  • si un saignement abondant ne s’arrête pas (nez, gencives) ;
  • si vous respirez très vite, avec des lèvres ou des ongles bleutés, des sueurs ou une confusion, signes de détresse respiratoire ;
  • en cas de doute sur la gravité, surtout chez une personne âgée, dont l’état peut se dégrader vite.

Personnes sourdes ou malentendantes : contactez le 114. Sous chimiothérapie ou traitement qui affaiblit l’immunité, suivez en cas de fièvre les consignes de votre équipe soignante ; si vous ne la joignez pas, appelez le 15.

Contactez votre médecin le jour même

  • si des bleus inexpliqués ou de petites taches rouges sur la peau apparaissent sans fièvre, surtout si les plaquettes sont basses sur le même bilan : un taux bas expose à ces saignements, rappelle l’Assurance Maladie. S’il est injoignable, appelez le 15.

Prenez rendez-vous rapidement avec votre médecin

  • si le chiffre est sous 0,5 G/L (500/mm³), ou s’il reste bas lors du contrôle ;
  • si d’autres lignes de la NFS sont anormales en même temps (neutrophiles, hémoglobine, plaquettes), sans signe d’urgence ;
  • en cas d’infections répétées, traînantes ou inhabituelles ;
  • en cas de fièvre qui dure, de sueurs nocturnes, d’amaigrissement inexpliqué ou de ganglion qui grossit ;
  • sous immunosuppresseur, biothérapie ou chimiothérapie : signalez le résultat au prescripteur.

Pas d’urgence dans la plupart des autres cas

Une baisse légère, isolée et sans symptôme, pendant ou juste après une infection virale ou sous corticoïdes, se montre au médecin lors d’une consultation programmée.

Vos questions sur cette ligne

Est-ce grave d’avoir les lymphocytes bas ?

Une baisse légère et isolée est fréquemment passagère, et sans gravité. Un avis médical rapide s’impose si le chiffre passe sous 0,5 G/L, persiste au contrôle, touche d’autres lignes de la NFS ou s’accompagne d’infections répétées, de fièvre durable ou d’amaigrissement.

Quels sont les symptômes quand on a les lymphocytes bas ?

Souvent aucun : la baisse est découverte par hasard. Sinon, ce sont surtout des infections répétées ou inhabituelles, une fièvre qui dure, des sueurs nocturnes, un amaigrissement ou des ganglions persistants, liés le plus souvent à la cause.

Les lymphocytes bas peuvent-ils expliquer ma fatigue ?

Rarement à eux seuls. La fatigue vient plus volontiers de la cause (infection récente, dénutrition) ou d’une anémie. Si elle dure ou s’accompagne d’autres signes, consultez.

Quel taux de lymphocytes doit inquiéter ?

Chez l’adulte, le Manuel MSD parle de lymphopénie sous 1 G/L (1 000/mm³), avec des bornes variables selon les laboratoires. Pour surveiller certains médicaments, l’ANSM qualifie de sévère un chiffre sous 0,5 G/L (légère : de 0,8 G/L à la borne basse). Sous 0,5 G/L, ou si la baisse persiste, un avis médical rapide s’impose.

Lymphocytes bas chez une personne âgée : est-ce normal ?

Cela peut s’observer, mais l’âge n’explique pas tout : dénutrition, infection ou traitement en cause sont à rechercher. Une fièvre avec confusion ou détresse respiratoire impose d’appeler le 15.

Lymphocytes hauts et neutrophiles bas : qu’est-ce que cela veut dire ?

Des lymphocytes hauts évoquent d’abord une infection virale, comme la mononucléose, première cause de hausse des lymphocytes selon le Manuel MSD ; le médecin interprète la baisse des neutrophiles avec le reste du bilan et un contrôle. Chez le jeune enfant, des lymphocytes plus nombreux que les neutrophiles sont habituels. Fièvre avec neutrophiles sous 0,5 G/L : appelez le 15.

Références consultées

  1. Analyses de sang : repères pour lire ses résultats, Assurance Maladie (ameli.fr)
  2. Méningite : symptômes, diagnostic et évolution, Assurance Maladie (ameli.fr)
  3. Comprendre l’anémie : définition et causes, Assurance Maladie (ameli.fr)
  4. Dépister le VIH, Assurance Maladie (ameli.fr)
  5. Lymphome non hodgkinien : symptômes et diagnostic, Assurance Maladie (ameli.fr)
  6. Asthénie (fatigue) : que faire et quand consulter ?, Assurance Maladie (ameli.fr)
  7. Diagnostiquer plus précocement la dénutrition chez la personne âgée de 70 ans et plus (communiqué), Haute Autorité de santé
  8. Diagnostic de la dénutrition chez la personne de 70 ans et plus : fiche outil, Haute Autorité de santé, novembre 2021
  9. Tecfidera (diméthylfumarate) : recommandations actualisées à la lumière de cas de LEMP dans le cadre d’une lymphopénie légère (lettre aux professionnels de santé), ANSM, novembre 2020
  10. Sclérose en plaques : lymphopénie légère, nouveau facteur de risque de LEMP associé à Tecfidera, Vidal
  11. Lymphopénie (version pour le grand public), Le Manuel MSD
  12. Lymphopénie (édition professionnelle), Le Manuel MSD
  13. Revue générale des leucopénies (édition professionnelle), Le Manuel MSD
  14. Neutropénie (version pour le grand public), Le Manuel MSD
  15. Neutropénie (édition professionnelle), Le Manuel MSD
  16. Hyperlymphocytose (version pour le grand public), Le Manuel MSD